Quand on parle de M2M, on parle d'interconnexion de machines. Qui dit interconnexion, dit protocole de communication. Son rôle est de permettre la transmission des données depuis et vers les machines.
Le protocole aujourd’hui le plus répandu et qui s’impose pour l’interconnexion est TCP/IP.
En effet, il permet aux machines de dialoguer sur de multiples supports de communication (WIFI, Ethernet, GPRS…) en utilisant le même langage.
Cependant ce protocole, s’il s’avère nécessaire, n’est pas suffisant.
Premièrement, parce que s’il est robuste (transmission acquittée), TCP/IP n’est pas du tout adapté aux réseaux à faible qualité de service comme le GPRS par exemple.
Les temps de latences de ce type de support ne sont pas compatibles avec les constantes de temps du protocole. Les ruptures d’émission ne sont alors pas détectées suffisamment tôt, entrainant des comportements aléatoires pour les applications qui vont jusqu’à la perte de données.
Deuxièmement, ce protocole seul ne suffit pas pour offrir des services de haut niveau, comme la mise à jour à distance, la propagation des statuts de fonctionnement, les remontées d’alertes de dysfonctionnement, la prise en main à distance ou encore la récupération des journaux de traces.
Or, ces deux points (qualité et service) sont systématiquement requis dans un projet M2M.
En effet, Il n’est pas envisageable de « rater » une alarme dans un projet de supervision de machine de production. De même, il est économiquement inconcevable de ne pas faire de télémaintenance sur un parc de plusieurs centaines de machines mobiles.
Se contenter d’une communication simple en TCP/IP est tout simplement impossible pour interconnecter des machines communicantes professionnelles.
Un réseau à qualité de service est donc un pré-requis indispensable dans la réalisation d’une application M2M de bout en bout.
Commentaires